Cet article a été publié préalablement dans la Revue Raisons Politique (n°64, novembre 2016): http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100174390

 

Résumé:  Cet article analyse la manière dont les collectifs de migrants en lutte pour l’obtention d’un droit de séjour en Belgique reproduisent, jusque dans leurs pratiques militantes, une discrimination semblable à celle produite à leur égard par « l’institution frontalière », en investissant les distinctions proto-administratives instituées par l’Etat d’immigration et qui portent en germe la logique de l’exclusion frontalière. Ce phénomène, que nous nommons « effet de frontière », est étudié ici à partir de la rencontre de deux collectifs de migrants composés respectivement de demandeurs d’asile Afghans (« Les 450 Afghans ») et de « sans-papiers » maghrébins et sub-sahariens (« Sans-papiers Belgique »), mobilisés entre 2013 et 2014 à Bruxelles. 

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